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La biodiversité européenne s'effondre sous les coups de boutoir de l'agriculture intensive

La Commission européenne a publié le 19 octobre son nouveau rapport sur l'état de la conservation de la nature sur le continent. ↓ Lire le descriptif détaillé plus bas ↓

La biodiversité européenne s'effondre sous les coups de boutoir de l'agriculture intensive

La Commission européenne a publié le 19 octobre son nouveau rapport sur l'état de la conservation de la nature sur le continent. ↓ Lire le descriptif détaillé plus bas ↓

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Cette analyse, porte sur les données et les tendances de conservation de 233 types d’habitats, 460 espèces d’oiseaux sauvages et 1 400 autres plantes et animaux sauvages
Il s’agit de l’exercice de collecte de données « le plus vaste et le plus complet jamais entrepris sur l’état de la nature en Europe »

Après l’évaluation mondiale de la biodiversité publiée en mai 2019 par l’IPBES, qui montrait qu’un million d’espèces étaient menacées d’extinction, l’Union européenne établit à son tour un état des lieux alarmant de l’état de la nature sur le continent.

« L’Union européenne n’a pas encore réussi à enrayer le déclin des espèces et des types d’habitats protégés dont l’état de conservation est préoccupant », conclut le rapport de la Commission européenne. Et ce, alors que l’UE s’était fixé pour 2020 l’objectif d’enrayer et d’inverser de manière mesurable la dégradation de l’état de conservation des espèces et des habitats.

Concernant les oiseaux, seulement 47 % des espèces sont jugées dans un état favorable, en baisse de cinq points par rapport à l’évaluation précédente qui datait de 2015. « Les oiseaux qui sont étroitement associés à l’agriculture continuent d’enregistrer un déclin », constate la Commission.
Pour les autres espèces, 27 % des évaluations indiquent un état de conservation favorable (contre 23 % en 2015). Les groupes qui enregistrent le pourcentage le plus élevé d’évaluations favorables sont les reptiles et les plantes vasculaires, mais ces chiffres sont, là aussi, inférieurs à la moyenne (36 et 40 %).

Quant aux habitats, seulement 15 % des évaluations montrent un état de conservation favorable. Les types d’habitats qui enregistrent la plus forte proportion d’évaluations médiocres sont les tourbières, les dunes et les pelouses. Si on s’intéresse aux tendances, seuls 9 % des habitats affichent une tendance à l’amélioration, tandis que 36 % enregistrent une dégradation continue.

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